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27.07.2018

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WABI SABI | Le luxe par l'épure

Les philosophies de vie venues d'ailleurs, telles que le Hygge ou le Lagom, prônent toutes à leur manière une simplicité retrouvée qui nous rendrait plus heureux. Wabi Sabi, un concept esthétique et spirituel japonais séculaire, n'échappe pas à la règle.

 

Un peu d'histoire

Wabi Sabi est né au XVe siècle dans les maisons de thé japonaises en réaction au faste des ustensiles et objets venus de Chine, richement ornés et à la facture quasi parfaite, qui servaient jusqu'alors dans les cérémonies du thé.

C'est un principe dérivé du bouddhisme et du taoïsme qui invite à la simplicité, voire à la rusticité, à apprécier les marques du temps, à se défaire du superflu pour accepter l'inévitable et l'impermanence. 

Le concept est issu des termes wabi (solitude, simplicité, mélancolie, nature, dissymétrie...) qui évoque la plénitude et la modestie que l'on éprouve face à la nature, et sabi ("l'éclosion du temps") qui évoque la sensation face aux choses dans lesquelles on peut déceler le travail du temps et la main de l'Homme.  Concrètement, le raku, les jardins secs, l'art du bonsaï ou encore le kintsugi, qui consiste à souligner d'or les failles d'un objet cassé au lieu de les masquer, sont quelques unes des applications traditionnelles du Wabi Sabi.

 

Des applications contemporaines

 

Pour appliquer le concept à nos intérieurs contemporains, il faut privilégier les matières brutes telles que le bois, la pierre ou le béton, laisser rouille et peinture craquelée apparentes dans les rénovations, choisir des couleurs claires et neutres qui évoquent la nature, et sélectionner des objets qui ont une histoire, qui sont marqués par l'usure du temps, des objets artisanaux où l'imperfection est sublimée. 

 

Un nouveau luxe

 

 

Sous l'impulsion de personnalités telles que le galeriste et décorateur Axel Vervoordt, le Wabi Sabi a fait son apparition en occident depuis quelques années, particulièrement dans le domaine du luxe où le clinquant laisse peu à peu place à l'épure. 

 

Ci-contre et ci-après, vues de l'hôtel Greenwich, un penthouse 5 étoiles appartenant à Robert de Niro qui surplomble le quartier Tribeca à New-York.

 

Le design, signé Axel Vervoordt et Tatsuro Miki,  fait fureur auprès d'une clientèle de galeristes, d'antiquaires, d'artistes, de designers... Et les réservations ne cessent d'affluer.

 

Pour une nuit dans la suite, comptez tout de même 15 000 dollars ! 

 

Aux antipodes du bling et de l'ultra-consumérisme, le Wabi Sabi s'impose de nos jours comme une véritable contreculture, une beauté suggérée aux confins du snobisme qui nous ramène, encore et toujours, à l'essentiel.

Pour découvrir les sources des photos de l'article et plus encore, rdv sur le tableau Pinterest Wabi Sabi de Design Elémentaire !

 

Pour devenir incollable sur le sujet, voici une liste (non exhaustive) des ouvrages de référence :

 

  • 'Wabi-Sabi à l'usage des artistes, designers, poètes et philosophes', Leonard Koren, Ed. Sully

  • 'Esprit Wabi', Axel Vervoordt, Ed. Flammarion

  • 'Traité d'esthétique japonaise', Donald Richie, Ed. Sully

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2019 © Lina Papot | Design Elémentaire – Tous droits réservés